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Haiti : mon refuge ?

Je trouve la vie ici en Haïti insupportable. Je n’ai jamais eu autant de dégout pour ce vilain pays qui est le mien. Les corrompus, les corrupteurs et les recéleurs qui convertissent mes beaux rêves de jeunesse en cauchemar m’obstruent encore toutes les voies de passage vers mon refuge. Ceux, les prédateurs gastromanes et ventriloques ne laissent aucune zone de tampons à moi l’inconfortable de leur turpitude et de leur animosité.

Je veux laisser ce pays. Je le laisserai entre les mains de ces voyous chefs supérieurs charismatiques, légitimes et traditionnels qui s’érigent en seul maitre et moralisateur. Ces vilains hommes et femmes omniprésents et omnipotents ici en Haïti me rendent la vie impossible. Partout, je les surprends. Je les entends, Je les vois, Je les touche, je les ressens au plus haut niveau de l’Etat, dans les medias, dans les églises, dans les organisations polymorphes. Ce sont eux qui font, défont, refont la loi. Ce sont eux encore qui les interprètent et qui les appliquent. Et c’était toujours ces vieux cons ! Je n’ai aucune chance d’évoluer dans ce pâturage nauséabonde  sans prendre forme de l’environnement puant.

L’alternative est pour moi le refuge. Je laisserai derrière moi toutes les admirables autorités étatiques et haute sociétés civiles parias cravatées  logeant ici derrière leur bureau, leur micro, leur chair. Je m’oblige. Si je n’ai pas plié bagages l’histoire me passera et me comptera dans la foulée de ces prédateurs de toujours.  Je partirai. Chacun de mes pas loin d’eux vers mon refuge me témoigne encore l’animosité, l’excessif ego de nos fantoches autorités et la haute société civiles ici en Haïti.  S’ils dramatisent mes quotidiens, le reste de la nature ne connait pas des jours heureux avec eux.  A mesure que je m’éloigne de ces vilains hommes pour rapprocher de mon lieu de refuge, sur mon passage, je trouve que c’est sarcastique. Je surprends qu’ils soient les arbres, les eaux, les airs, les terres vacantes, les zoos, nul me procure non plus un refuge en Haïti.

Je traverse sous des arbres fanés, je côtoie des eaux pollués et réduites, je respire des airs toxiques, je piétine des terres érodées et je désole sur des animaux desséchés au rang des minutes. Je suis désolé ! Je trouve que l’homme Haïtien n’est plus que cannibale. Ici, nous détruisons des hommes et nous n’épargnons ni les animaux ni les eaux ni les terres fertiles ni les airs sains.  Devant tout cela, faut-il poursuivre mon chemin de refuge ? Non. Je change d’idée. Si les hommes sont à la fois prédateurs et proies, les arbres, les eaux, l’air ne sont que proie. Même pour ces derniers je vais continuer à me battre. Je me retourne comme porte-parole et défenseur des arbres, des eaux, de l’air et des animaux.

Wilson Archange Saint-brun

Wilsonsaintbrun@gmail.com

46039301/33184107

 

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By | 2017-08-23T14:08:53+00:00 12/04/2017|idées et opinions, SOCIETE|

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