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HAÏTI GAY : LE DOSSIER EMBARRASSANT

Sujet hautement polémique, et peut-être même scabreux, à cause de sa portée culturelle, religieuse, affective et sociale, l’homosexualité est l’objet de débats majeurs, mais dont le côté passionnel est susceptible de faire perdre un obligatoire souci d’objectivité à tous les partenaires concernés.

La difficulté de traiter un tel sujet réside pour les gays d’une part à trouver leur place au soleil, qui se révèle paradoxalement sous les tropiques chiche et peu généreux, et d’autre part à officialiser leur recherche légitime du bonheur, qui se heurte à des contraintes multiples mais dont il importe de disséquer les causes.

A partir de quelques documents numériques,  le constat s’impose que  les contraintes semblent créer les conditions d’une incompatibilité fondamentale entre la recherche du bonheur dont tout homme est susceptible naturellement,  et un arsenal législatif et religieux répressif  invoqué avec une conscience plus ou moins honnête qui a du mal de cacher son trouble. Pourquoi donc cette ambiguïté ?

Pêle-mêle, on méconnaît les droits de l’homme, la religion dérape, les politiques pensent à leur avenir… Donc les homosexuels sont malheureux, très malheureux.

Les droits de l’homme maltraités

En vertu de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, et d’autres conventions signées et ratifiées par Haïti, chaque citoyen peut se prévaloir des droits à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, ce qui garantit la liberté de conscience, dont le choix religieux ou politique, et, bien sûr, l’expression de sa sexualité.

La souscription à de telles conventions est contraignante, et tout pays signataire a le devoir de les appliquer dans le cadre de ses frontières. Or Haïti, signataire de ces conventions, ne garantit pas à tous ses citoyens l’exercice de leur sexualité. Pis, il le viole délibérément ; cette violation se camoufle piteusement derrière le paravent des bonnes mœurs pour combattre les gays. L’État haïtien, dont la classe religieuse et politique, considère en effet, cette catégorie sociale comme souffrant d’une pathologie, qu’il importe évidemment de guérir. Il ignore que, depuis le 17 mai 1990,  l’OMS a retiré l’homosexualité de la liste des maladies. Plus de maladie, donc plus de malade, donc plus de traitement.

Donc les homos seraient des gens normaux. Mais il est confortable pour des hétérosexuels bien-pensants de considérer les homosexuels comme des anormaux, car en les classant dans une catégorie frappée d’infamie, ils se rassurent dans leur propre sexualité, qui tout à coup apparaît bien fragile. Rien de tel, en effet, que de rejeter la faute sur un anormal pour se prouver sa propre normalité. Fonctionnement bien malhonnête à la vérité, et tout individu un peu cultivé connaît le mécanisme de projection en psychologie.

Soit un pauvre bougre, qui souffre d’une tare polymorphe – il est en effet orphelin, pauvre,  gay, occasionnellement travesti – qui ne dispose d’aucune ressource autre que son corps pour ne pas mourir de faim. Dans un État organisé, il serait pris en charge par des services adéquats, le temps de trouver une solution. En Haïti, non : manifestant une double lacune, l’État ne le prend pas en charge, mais en outre il le fait attaquer méchamment. Le réprimer, le punir, le sanctionner, quitte à le ridiculiser devant l’opinion publique. Il faut frapper fort et soulever la vindicte populaire.

Des forces de l’ordre s’ingénient à le faire rentrer dans le rang d’abord en le menottant, ensuite en l’humiliant massivement avec des insultes graveleuses, et pour finir, elles lui proposent une libération contre mille dollars. Hop, ni vu ni connu. Sauf qu’un agent a filmé la scène, révélant au monde entier non seulement la vénalité de ses collègues,  mais aussi la détresse de l’intéressé et l’incompétence de l’État dans la maltraitance de ses marginaux.

Un exemple parmi tant d’autres : ce jeune homme est arrêté arbitrairement, maltraité par les forces de l’ordre, menotté, insulté, victime de chantage au prix de sa liberté ; une position de totale impuissance. Etre homosexuel , son seul tort. 

Avec le départ des Duvalier, les droits de l’homme ont été agités comme la panacée, la recette pour sortir du pays de l’effroyable état de déliquescence où la dictature l’avait plongé. Certes, la notion des droits de l’homme donnera de quoi redire, et considérablement, surtout sur ce point ultra-sensible de la liberté de conscience. Mais ne doit-elle pas être classée parmi cette catégorie toute nouvelle, celle des faits alternatifs ?

Une religion opprimante

Les religions chrétiennes assurent qu’elles répandent la bonne nouvelle de la libération. Un formidable message d’amour de Jésus, lourd de sens dans un ancien pays asservi. Voire ! Les clercs, toutes confessions confondues, se sont ligués pour faire une chasse impitoyable aux homosexuels.

Il faut savoir en effet que Jésus les a expressément exclus de son évangile, comme chacun sait, disent-ils avec autorité. Leur discours présente des incohérences insolubles dans l’ordre de la raison et dans celui de la foi : si l’homosexualité est exécrable, l’homosexuel doit être à sa place, mais obligatoirement chaste et vertueux, simple témoin passif et impuissant du bonheur d’autrui.

Par leur passivité et leur discours, les Églises haïtiennes se font complices des violences exercées à l’encontre des gays, elles contribuent puissamment à leur malaise ; leur condamnation inconditionnelle de l’homosexualité est suivie d’une sauvage répression menée par des foules ignorantes qui croient obéir à un message divin.

Ainsi, une rumeur infondée en 2013 évoquait une loi autorisant le mariage pour tous ; des manifestations sont immédiatement organisées par différents responsables religieux. Le décor est planté, et, naturellement, deux homosexuels sont tués. Ainsi, ces mouvements religieux ne se contentent pas de condamner l’homosexualité, mais elle condamne les homosexuels, et organisent leur mise à mort.  C’est sans doute très chrétien.

Pis encore, à l’instar de cet évêque de Monrovia qui a déclaré que l’épidémie de zika en Afrique était la conséquence du vote de la loi sur le mariage homosexuel, au lieu d’accueillir, elles créent de toutes pièces les conditions de leur exclusion ; le sénateur d’Haïti Carl Murat Cantave, porteur de la loi punissant les homosexuels de trois ans d’emprisonnement et de cinq cent mille gourdes d’amende, a déclaré sérieusement que l’homosexualité était la cause des malheurs du pays. Une déduction qui renvoie peut être à l’évangile concernant la destruction de Sodome et de Gomorrhe (Genèse 19.1-29). Argument, on le voit, purement théologique mais d’une ignorance probante.

Il est clair que la corruption et la vénalité des fonctionnaires haïtiens n’ont aucune part dans cette situation. En effet, il ne faut pas confondre les genres. Même si les instances internationales jugent ces propos médiévaux, cela ne perturbe pas le sérieux de ces politiques. Après tout, au royaume d’Ubu, tout est possible, il y a longtemps que le ridicule ne tue plus.

Haïti doit donc être un État théocratique de tout premier plan, permettant enfin la justice sociale, le développement économique, l’éducation de tous, le développement des transports, l’établissement d’une administration forte, honnête, non vénale, un haut niveau de justice enfin appliquée à tous avec la même autorité, une qualité de vie que le monde entier peut admirer avec envie.

L’exclusion, ou la condamnation, paraît donc le seul mode d’action des Églises en Haïti. Dans ce chapitre répressif, un petit rappel de cette information criante de vérité : les homosexuels sont la catégorie d’individus qui souffre du plus fort taux de suicide au monde. Où est l’injonction de l’évangile qui impose une telle extrémité ?

L’Église parle de déviance, de maladie contre quoi il faut lutter. Cela assure son jugement et prévient toute critique : qui en effet prendrait la défense de la maladie ? Soit une ignorance appuyée des développements et recherches en psychologie depuis plus d’un demi-siècle. L’on sait en effet que le gay n’a pas recherché son état, qu’il n’en est donc pas responsable, qu’on ne peut pas le lui reprocher ; les homos ne sont pas responsables de leur état, la psychologie moderne montre qu’il s’agit là d’un mécanisme complexe où la volonté de l’individu n’exerce pas de responsabilité. Il ne faut pas confondre nature et culture.

Ces religieux, ceux-là même qui ont la pratique de l’exclusion, peinent à extérioriser les causes de leur aversion pour l’homosexualité. Une distinction difficile entre homosexualité et homosexuels, mais une excuse : la bible. Malgré tout, contrairement aux pasteurs évangéliques haïtiens, l’ecclésiastique ci-dessous n’a pas de position personnelle. Il se réfugie dans le discours officiel de sa hiérarchie, qu’il énonce de façon alambiquée pour se protéger. l’Eglise doit accompagner les homosexuels. Elle condamne l’acte, mais elle ne condamne pas la personne, argue-t-il.

Cette position de l’Église est compréhensible. En effet, depuis Freud, la psychologie l’a toujours grandement dérangée. Sa vision morale lui interdit de prendre en compte une société qui évolue, car cette évolution est susceptible de compromettre ses propres fondements. Elle est dans l’impossibilité de dissocier les apports de la nature et de la culture ; une condamnation – une excuse ? – derrière le refuge de Lévitique 18, verset 22. Certes, mais c’est encore l’ancien testament. Et les homosexuels haïtiens, malheureux et déçus de l’inanité des réponses qu’on leur objecte en permanence, en butte à l’opposition d’une société majoritairement intolérante, sinon haineuse, continuent de souffrir. Ils en sont encore à attendre l’avènement de Jésus et du nouveau Testament.

Par ailleurs, une question montre toute l’ambiguïté d’un État laïc : peut-on être à la fois juge au tribunal, donc fonctionnaire de l’État, et pasteur, donc membre affiché d’un système religieux et mettre de côté les lois de la République pour faire appliquer ce qu’on croit être conforme à la morale purement chrétienne ? Oui, en Haïti, cela est possible.

L’intéressé peut pousser la confusion des genres jusqu’à menacer publiquement, sans qu’on puisse référencer son injonction : « ces gens-là (les homosexuels) ne peuvent pas venir devant moi ». Ce faisant, cette personnalité affiche une double contradiction : on ne peut pas être à la fois fonctionnaire de l’État et dans l’exercice de sa mission de service public appliqué des règles imposées par l’organisation religieuse dont il est membre d’une part ; son système religieux pratique une exclusion dommageable à son crédit, et en contravention avec son code de déontologie d’autre part. En conséquence, il triche sur sa finalité religieuse, et trahit l’État qui l’emploie et dont il est censé dire le droit. Contradiction, ou bien syncrétisme ? Flexibilité ou bricolage ? Adaptation ou malhonnêteté ? Souplesse ou opportunisme ?

Une législation discriminante

Les citoyens sont-ils égaux devant la loi ? Légalement oui, pour la majorité de la population. Mais non, pour les homosexuels. Pour preuve, ces deux lois votées par le Sénat haïtien instaurant une homophobie d’État, qualifiant l’homosexualité de dépravation de la jeunesse, ou encore d’abomination du pays.

Si deux personnes de même sexe s’embrassent publiquement et que la justice est au courant, elles ne pourront pas avoir un certificat de bonne vie et mœurs affirme Jean Renel Senatus, porteur de la loi relative à la réputation et les bonnes vie et mœurs. De l’autre côté, selon la proposition de loi du Sénateur Carl Murat Cantave visant directement les homosexuels, la promotion de l’homosexualité, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, constitue un délit d’outrage aux bonnes mœurs et à la pudeur publique. Et les contrevenants encourent, selon l’article 3, trois ans de prison ferme et  peuvent être condamnés à une amende de cinq cent mille (500 000) gourdes.

Carl Murat Cantave

<< Les homosexuels qui ne respectent pas la loi, s’affichant en public sont passibles de trois ans d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de gourdes ( Environ 13 000 euros )>>. 

Soit un jugement moral pour justifier l’interdiction de la délivrance des certificats de bonnes vie et mœurs à des homosexuels avérés ; des droits amputés, une vie limitée, une citoyenneté de seconde zone.

Les gays, dont la capacité juridique est déjà sensiblement amputée, sont victimes de la réduction de leurs droits dans cette société, sauf celui de peupler les prisons, celui d’être assassiné dans la rue par une population qui retrouve ainsi son droit à la parole, celui de vivre sans bonheur, celui de quitter leur pays natal et leur famille pour un étranger plus humain et plus accueillant, ou bien, si rien ne marche, celui de se suicider. Tant pis pour eux disent certains : ils n’avaient qu’à être normaux, ils l’ont bien cherché.

Après tout, le Soudan, le Nigeria, l’Arabie, l’Iran par exemple, y compris la terrible Tchétchénie, pendent ou décapitent ou lapident ou projettent du sommet des immeubles, éliminent physiquement de toute façon, les homosexuels sans hésitation, et toujours en référence à leur morale religieuse. Dans les États totalitaires, l’on sait que les anormaux constituent toujours des minorités à l’origine des difficultés pour la gestion normale et efficace d’un État quelconque, qu’il s’agisse des fous, des opposants politiques, des handicapés, des chauves, des gauchers, des homosexuels, des incroyants, des intellectuels, des roux, des malades, tout ce qui ne rentre pas dans le rang de la normalité ou qui dépasse lors d’un défilé.

Ceci fait, l’État haïtien, le grand Haïti, notre Haïti chéri n’aura rien à envier à ces pays. Ces derniers ont la charia, Haïti a la bible. À chacun sa religion importée par une colonisation intelligente, son livre sacré qui est son code à la fois civil, pénal, bancaire, administratif et financier, ses références théologiques immuables et éternelles, son dogme applicable à tout le pays, et qu’il a toujours à cœur à appliquer, du nord au sud, tout le long de l’année, chaque semaine, de jour et surtout de nuit.

De l’interdiction d’une manifestation à la légalisation de l’homophobie

Le président de l’association KOURAJ, monsieur Charlot Jeudy a envisagé un festival pour présenter l’homosexualité et les difficultés auxquelles sont confrontés les gays. Le Sénateur Jean Renel Senatus interpelle alors le gouvernement pour l’interdire.

C’est monsieur Danton Léger, commissaire du gouvernement, équivalent du procureur de la République en France, qui l’interdit immédiatement à Port-au-Prince, avec cet argumentaire :

– il expose la manifestation comme promotion de l’homosexualité, ce qu’il redoute,

– il prétend craindre des troubles à l’ordre civil, compte tenu des prochaines élections,

– il se réfugie derrière la levée de boucliers au sein de la population devant une telle manifestation.

C’est donc le parquet, intervenant curieusement en tant qu’exécutif, qui décide l’interdiction de  cette manifestation.

Même en ignorant cet empiétement inattendu des pouvoirs au sein de l’Etat, il y a lieu de constater  que cette personnalité interdit formellement la liberté de réunion, la liberté d’association et la liberté de manifester librement ses opinions.

En fait, une interdiction de la liberté de conscience, en bonne et due forme. Soit un exposé public de l’incompétence de l’Etat à assurer la protection de ses propres citoyens dans l’exercice de leurs prérogatives ordinaires. En outre, expression et argumentaire prouvent que c’est le peuple qui impose cette interdiction à un magistrat bien obéissant.

Lorsque c’est la rue qui dicte sa loi au pouvoir, et on l’a vu suffisamment ces dernières semaines à Port-au- Prince, on appelle cela la démagogie. En fait, l’incompétence pour l’Etat de diriger, de mener une politique au sens strict, une lâcheté, c’est-à-dire les ingrédients d’une dictature d’un pouvoir autoritaire qui ignore les autres moyens pour se faire entendre.

Ainsi, le 27 septembre 2016, avec cette déclaration du commissaire du gouvernement, le pouvoir haïtien anticipe l’annonce des lois votées au Sénat de la République en août 2017. De ce fait, la suspension, voire l’interdiction de la liberté d’expression et de conscience, essentiels à toute démocratie, reposent dorénavant sur une base légale. Il est donc légitime de considérer la déclaration du magistrat Danton Léger comme une grave entorse au principe sacré de la liberté, fondement, origine, pilier indiscutables de l’état haïtien depuis le 1er janvier 1804.

Des lois attentatoires à la communauté LGBT

Des parlementaires connus pour être antigays ont officialisé leur homophobie avec un double projet sanctionnant les gays d’Haïti. Un recul sensible de la tolérance de fait, qui a permis à Haïti, depuis plus de 50 ans, de ne point adopter une position extrémiste sur le sujet.

La conception de ces textes nouveaux, du fait de leurs promoteurs et de leur esprit même, est apte à produire des lois anticonstitutionnelles. Donc, dès leur publication, elles sont attaquables en vertu de l’article 19 de la Constitution de 1987. La loi fondamentale signale en effet que l’État a le devoir de respecter les citoyens conformément aux normes édictées par la déclaration des droits de l’homme. Or ladite déclaration fait interdiction de différencier les gays des autres, en tant que citoyens du pays. L’on peut ajouter également que l’OMS, depuis le 17 mai 1991, a biffé l’homosexualité de la liste des maladies.

Ce défaut de conformité de ces lois à la fois à la Constitution haïtienne et à la déclaration des droits de l’homme rend évidemment possible toute procédure tendant à leur annulation, si d’aventure le président de la République les promulguait. Or, il a suffisamment affirmé qu’il voulait gouverner avec son gouvernement de façon démocratique pour ne pas commettre l’irréparable ; il ne peut moralement se dédire. Au cas contraire, la saisine de la Cour de cassation s’impose. Et en cas de succès, ce serait une humiliation majeure à la fois pour le  pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, qui verraient leur autorité réduite à néant par une décision de l’autorité suprême en matière judiciaire. Haïti n’a pas besoin de cela, ni en interne, ni à l’international.

Il faut quand même signaler que cette criminalisation, sciemment recherchée par le législateur, rend la vie des homosexuels haïtiens insupportable. Un enfant jeté à la porte par sa famille chrétienne est totalement abandonné et livré à lui-même selon Charlot Jeudy, aucune structure pour le prendre en charge. On insulte les gays, on les ridiculise, leur vie est vouée à raser les murs et à ne pas exister.

Les moyens de Kouraj sont dérisoires. Cette association dédiée aux gays  ne perçoit aucune aide de l’état. Elle se manifeste par la dénonciation des faits discriminatoires et homophobes. Elle informe ses correspondants à l’étranger, rencontrer certains acteurs de la société civile pour susciter une législation, pour que ces lois homophobes ne soient pas votées, elle envisage le dépôt d’une plainte aux Nations Unies. Elle a déjà saisi le président de la République et le gouvernement pour leur signaler que ces lois sont contraires aux principes républicains.

Conclusion : Un État en faillite

Dans les faits, l’État montre des signes majeurs de son inefficacité dans la gestion du pays. La justice se fait dans la rue, entre la passion, l‘ignorance, la haine et la colère ; le supplice du collier n’a pas disparu. Signe évident que l’État n’a pas les moyen de faire appliquer sa structure, son organisation, son autorité, il n’a même pas la pudeur de faire semblant. Les zones de non-droit ne se comptent plus. Légitime, ce terrible questionnement : l’État haïtien existe-t-il ?

Un pays sans moyens ni finances, un pouvoir législatif corrompu, un exécutif incapable d’appliquer l’État sur tout son territoire, un judiciaire qui s’est ridiculisé par son incompétence et sa vénalité… Une coquille vide. Haïti  présente tous les symptômes d’un État fantôme.

On le voit, l’élément humain, pourtant essentiel, n’a jamais depuis des décennies constitué une priorité de la part du gouvernement. Les structures sont branlantes, les citoyens n’ont aucune confiance dans leurs propres institutions, l’État ne marche pas. Puisque le monde concret a montré des limites insoutenables, ils se sont naturellement tournés vers ceux qui proclament des au-delà qui chantent. Mais leur foi est autant déçue que leur attente des Pouvoirs publics d’ici-bas ; les discours de ceux-ci et de ceux-là sont également inefficaces, mensongers, vains, peu porteurs d’espoir. Les signes d’espérance se laissent encore attendre. Faut-il désespérer, ou, de façon irrationnelle, continuer à espérer ? Après tout, l’espoir n’est-ce pas tout ce qui reste aux Haïtiens, dont ils soient capables ? Il serait assassin d’éteindre la petite lumière. La veilleuse est annonciatrice d’une aube nouvelle. On ne sait jamais : la foi, paraît-il, peut déplacer les montagnes. Et les homos, dans tout ça ?

Dieu aime tous ses enfants, mais comme les homos ne font rien comme tout le monde, ils sont exclus de son amour, tant pis pour eux…

PHELE Windy

Journaliste

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By | 2017-12-14T00:30:48+00:00 22/09/2017|SOCIETE|

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C’est à Thomonde, que Wendy a vu le jour le 25 juin 1991, dans une maison située tout près de la place publique. Il y a grandi. Sa vie à Thomonde n’a pas été baignée dans l’aisance. Sa mère Yvrose Gracia (FIFI), d’origine modeste, menait la maison en cheffe de famille. Elle ne possédait pas de fortune, mais elle a su prendre à deux bras ses responsabilités. C’est ainsi qu’elle est parvenue à lui donner une bonne éducation. Contre vents et marées, il faut le dire vigoureusement, elle a toujours trouvé les moyens nécessaires d’envoyer Wendy dans les meilleures écoles de la cité.

Wendy a débuté ses études primaires au collège monseigneur jean baptiste Decoste (le petit) pour le poursuivre henry Christophe de Thomonde . PUIS il a continué et terminé ses études secondaires, aux collèges méthodiste wesleyen et Monseigneur Jean Baptiste Decoste( le grand).

Dès son enfance, Wendy a été torturé par des interrogations essentielles :
comment un individu peut-il parler à la radio ?
comment sa voix est-elle transmise ?
comment peut-il être écouté avec attention par des millions de personnes disséminées de ci et de là ?
il y avait répondu à sa façon, à savoir que c’est lui qui parlerait, et c’est lui qu’on écouterait. Cette passion ne lui avait jamais quitté, elle avait mûri bien sûr, mais elle était restée bien ancrée dans sa tête. Une idée de gosse ? Non, une vocation définitive. Pour cela, il fallait apprendre, pour apprendre, il fallait partir, et gagner le seul endroit où on enseignait cette science qui était le but et le rêve de sa vie : le journalisme à Port-au-Prince.
Port-au-Prince était la ville de tous les possibles, il s’inscrit dans une école de journalisme privé. Et c’est là qu’il découvre l’envers du décor.
Ainsi en 2010 il entra à l’ Institut Francophone de Journalisme ( IFJ) à Port-au-Prince ) et obtint son diplôme en 2012 .UNE année plus tard soit en 2013 , contraint de laisser son pays pour l’Europe il a atterri en France ou il va continuer ses études supérieures

Ainsi, en quatre années d’études ,brillant étudiant de son état, il obtient :

Une Licence d’administration Publique,
Une Licence en sciences politiques,
Une Licence de droit,
Une maîtrise en droit privé fondamental,
Une maîtrise en droit pénal et sciences criminelles,
Actuellement en Master droit pénal et sciences criminelles à l’université de Strasbourg.

Une démystification du métier du journalisme, un apprentissage des techniques, une culture de la profession, et puis des rencontres. C’est ainsi qu’il a rencontré le PDG Rony Colin, qui dirige la Radio-Télé Zénith. Une radio privée qui a une audience, qui compte, c’est l’endroit idéal pour se faire ses premières armes.

Le jeune journaliste a fait ses premiers pas dans le métier à radio charlemagne Péralte Thomonde comme journaliste sportif de 2009 à 2012,
Journaliste reporter et culturel à Radio Zénith en 2013 et
Journaliste Chroniqueur judiciaire et politique à Radio Zenith FM de 2013 à nos jours.

Tentative d’assassinat du jeune journaliste Thomondois Wendy dans sa ville et son départ pour l’Europe.

Une époque bénie. Les études, c’est son choix ; l’époque de la jeunesse, de la découverte, c’est le moment de toutes les possibilités, les corps sont frais, les esprits sont vifs. Deux années productives, de celles qui marquent un avenir. Des lendemains qui chantent, un futur rieur, un diplôme en vue, une vie à construire, un bonheur à faire, ce que tout jeune ambitionne avant de se poser, de se réaliser, et de mener sa vie d’adulte. Sauf que…
Le 17 mars 2012, Des coups de feu ont mis fin à ces magnifiques projets. Oui, il faut bien le dire, une tentative d’assassinat. Mais une page est fermée, d’autres sont ouverts. Il faut le savoir : en politique, tout est possible. Sans doute un peu de meilleur, beaucoup de pire. Fallait-il dire que le maire de la ville à l’époque Monsieur Jean Souverne Delva était corrompu ? Il aurait été beaucoup plus facile de se taire. Mais précisément, s’il avait voulu devenir journaliste, c’était aussi pour dénoncer l’immense gabegie et la corruption dans les institutions. La seule chose qu’il avait contre lui c’était d’être honnête. Qui a dit que l’honnêteté payait toujours ? C’est faux, pas en Haïti! Honnêteté rime souvent avec naïveté, ou avec aveuglement, ou alors avec bêtise, tout simplement. il a dit ce qu’il ne fallait pas dire. il devait en payer le prix : un rein. Retiré en urgence à l’hôpital, pulvérisé par deux balles dans l’abdomen, et une balle perdue dans le bras. Il faut savoir se taire dans ce pays.
La seule solution pour régler le problème, très provisoire, était de quitter Haïti. Le plus vite possible, puisque sa vie était mise à prix. Partir de son pays, c’était une rupture, la tournure d’une page. Un moyen de sauver sa vie, une nouvelle étape, mais il avait retenu de ses études en effet, que le vivant s’adapte, ou il meurt. L’alternative est très courte. Mais que c’est dur de quitter, de façon inopinée, sans avoir le temps des adieux, de sa famille, ses amis et de son pays, à cause de lamentables problèmes sécuritaires. L’honnêteté n’est plus ce qu’elle était. Il faut modérer la profondeur de son engagement professionnel, sa qualité, son expression, car cela est susceptible de coûter cher, très cher. Une tentative d’assassinat, qui aurait pu être simplement un assassinat. Il est parti pour sauver sa peau et aussi pour approfondir ses connaissances.

Voici donc l’exemple typique d’un jeune Thomondois, sensibilisé aux problèmes politiques de son pays, qui se forme à l’étranger, il y apprend, il retient ce qui peut être utile à son pays. Il aura ouvert son esprit par le voyage, il aura acquis des connaissances par ses études, il aura enrichi ses relations par un environnement humain riche et divers. Un doute toutefois : sera-t-il sensible à l’appel des sirènes de son pays d’accueil (La France) ou va-t-il franchir le pas et réintégrer son île natale Haïti chérie, pour la faire profiter de son savoir ? Indiscutablement attaché à ses racines, c’est la seconde hypothèse qui l’emporte (Wendy retournera à l’alma mater). Et là, contre vents et marées, il sait qu’il va être confronté à une génération qui aura peu fait bouger les lignes, qui a peur de perdre son confort, qui veut plaire au pouvoir, qui s’est servilement abaissée à dénaturer la fonction politique( Mr Wendy Phele fait allusion aux hommes politiques actuels)… Comment expliquer qu’un état et que son appareil se soit trouvés si inefficaces durant tant d’années. Wendy souhaite que cette jeunesse dont il fait partie mettre en place un bel idéal, qu’elle redonne confiance à la population dans ses institutions afin que ce pays avance… Il y a tant de choses à faire !

Remerciements spéciaux

FAEEMAT salue le courage d’YVROSE la maman de Wendy qui a du faire le maximum malgré vents et cyclones pour assurer l’éducation de Wendy. Nous remercions en même temps les différents écoles, lycée et collèges de la ville qui ont contribué dans l’éducation et la formation de ce jeune homme qui est devenu une Étoile pour l’avenir de ce pays . Il a beaucoup souffert , néanmoins, avec courage ; il a surmonté tous les obstacles . Encore une réussite d’une famille monoparentale d’une femme célibataire.
Wendy remercie spécialement sa maman qu’il aime beaucoup, le PDG de la radio Zenith FM monsieur Rony COLIN pour tout ce qu’il a fait pour lui, ses amis, le staff de l’hôpital de cange et monsieur Jean Joseph Degraff LACROIX allias Tide qui l’a beaucoup aidé durant toute son enfance.

Wendy, FAEEMAT est fière de toi ,nous apprécions ton courage et te souhaitons bonne chance dans ton parcours.

TU es le fils du bon Dieu, il te guidera, dix milles à ta droite et dix mille à ta gauche. Plus rien ne t’arrivera.

Thomonde est fière de t’ajouter dans le palmarès des grosses têtes de la cité.

BRAVO WENDY

Made in Thomonde.

FAEEMAT VOUS FAIT VIVRE L’HISTOIRE DE NOTRE FRÈRE WENDY TELLE QU’IL A VOULU LA PARTAGER AVEC VOUS.

  • Gérard Gabriel Marion

    Ah, enfin ! Un grand merci à vous, Messieurs et Mesdames les honorables Sénateurs d’Haïti. Nous l’attendions depuis longtemps, depuis en particulier que les pays dits civilisés ont donné ce déplorable exemple du mariage homosexuel aux pays qui ont encore quelques petits problèmes avec le développement. Avec un grand courage, vous avez su montrer au pays et au monde que vous aviez, avec un jugement sain et autorité reconnue, cet honneur et cette intelligence de faire le choix des priorités, une politique, signalée, qui flatte votre haute fonction et la conscience élevée que vous vous faites d’être les représentants de la nation. Vous avez parfaitement compris, et avec une lucidité qui vous fait honneur, où était l’urgence pour votre pays.

    Vous savez que l’honneur et la dignité l’emportent toujours sur les viles contingences. La fierté de ce pays, son honneur imposaient un choix dans l’urgence, et vous avez eu l’intelligence de faire ce bon choix. La morale, la défense de Dieu et de la religion l’ont emporté largement sur le développement, sur la promotion de la santé, la prévention des épidémies, la vaccination, la construction d’hôpitaux et de dispensaires, sur le développement des moyens de communication, sur les difficultés de transports des personnes et des biens, sur les problèmes d’adduction d’eau potable courante et l’extension du réseau d’électricité, sur l’aménagement général du pays qui s’impose du nord au sud, de l’est à l’ouest et que les populations réclament comme étant de première nécessité, sur l’éducation des enfants et des jeunes de l’école à l’université, sur la difficile reconstruction de PAP après ce terrible séisme, sur une administration incompétente et corrompue qu’il faut rééduquer, instruire, élever moralement et intellectuellement, sur une police violente qui ne connaît pas ses limites et qui cogne sur les citoyens, sur le développement économique qui doit permettre à Haïti de décoller, de nourrir sa population et lui donner le bien-être que tout payé moderne réclame, sur la qualité de vie des Haïtiens qui aiment leur pays et veulent contribuer in situ à son développement, y compris tous ceux qui l’ont quitté pour des raisons diverses et toutes de mauvaise foi.

    Ces contingences bien secondaires, ces réclamations improbables, ces petits détails insignifiants peuvent attendre, ils en ont l’habitude. Mesdames et Messieurs les Sénateurs, vous avez obéi en toute indépendance aux injonctions impérieuses des hiérarques religieux, toutes chapelles confondues, qui vous l’ont demandé, car vous savez pertinemment comme moi que ce sont eux, ces maudits, ces abominables homosexuels, cette engeance exécrable, tous sexes confondus, qui sont responsables de tous les maux de ce pays. Les tremblements de terre, les ouragans, la corruption, les maladies, l’ignorance et la méchanceté des foules, c’est eux. La fuite des cerveaux, la malhonnêteté des politiciens, les détournements de fonds, la méconnaissance grave des dirigeants, le mépris des institutions internationales, c’est encore eux, les commentaires indignés ou miséreux que font les journaux étrangers, ce sont les gays encore et toujours qui sont en cause. Le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète, la détérioration des relations internationales, les tempêtes solaires, les attentats qui frappent ici ou là, c’est toujours eux ! Les gays sont une aberration, une erreur de la nature, des monstres. De plus, ils sont répandus sur toute la surface de la terre ! Quelle horreur. Mais vous, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, à l’instar des Kadirov, des Mugabe, des Museveni, ces grands démocrates qui ont tracé la route, ou de l’Iran, de l’Arabie saoudite, de la Nigeria, ces pays pionniers aux moeurs exemplaires, vous l’avez fort bien compris. D’ailleurs, tout le monde sait que les pourchasser est la meilleure façon d’éteindre la pandémie de SIDA.

    Les Eglises jouent un rôle très courageux, elles aussi, et il faut les remercier : elles osent prêcher contre ces vils pécheurs, la sanction, la répression, et pour tout dire, la haine, mais la bonne haite, la sainte haine, celle qui ne concerne que les gays. C’est lors d’une ce leurs manifestations que 2 gays sont morts il y a peu. Ils l’ont bien mérité, tant pis pour eux. Elles sont dans leur rôle, évidemment, c’est pour cela qu’elles existent : réprimer la sexualité impure, pécheresse. D’ailleurs, l’exemplarité des membres de toute la hiérarchie est là pour prouver à la face du monde qu’elle est un résumé de la vertu à elle seule. La prise de position exemplairedu clergé haïtien, largement appuyée par le secours inconditionnel de l’Etat, pour lutter contre le vice, pour limiter les conséquences du SIDA, a montré le bon exemple au monde entier. Il faut le répéter, ce sont les gays, et uniquement les gays, qui transmettent cette terrible maladie incurable. Il faut rappeler jour et nuit l’importance de la condamnation inconditionnelle de l’homosexualité par l’Eglise, en tout temps, en tout lieu. Eglise généreuse, église pionnière, église d’amour, mais uniquement dans le mariage, et entre gens de sexe différents. Ce sont les fondamentaux du message de Jésus en personne. Ça ne se discute point.

    Vous avez donc courageusement pris les mesures qui s’imposaient pour limiter leur capacité de nuisance. Contre vents et marées, vous avez choisi, avec un sens de la pédagogie remarquable, de sanctionner ces fauteurs de troubles, ces va-t-en guerre inconscients qui ne se rendent pas compte qu’ils sont à eux seuls les plus graves perturbateurs de la vie interne d’Haïti. Sanction : pas de certificat, de bonne vie et mœurs (comment peut-on à la fois être gay et demandeur d’un tel document ? Une oncohérence majeure. Un gay n’a pas le droit, sous peine d’immoralité, de demander un certificat de bonnes vies et mœurs. Un oxymore), amende, 3 ans de prison… Qui aime bien châtie bien. Il fallait une loi, à tout le moins, cette loi s’imposait d’elle-même pour mettre fin à leur toxicité, et redorer grandement l’image dégradée qu’ils donnent d’Haïti. Grand merci à vous d’avoir grandement redressé le déclin qui s’annonçait et amorcé le renouveau grandiose que votre loi va provoquer. Cela a été signalé au niveau international, vous l’avez évidemment lu dans la presse internationale. Certes, quelques grincheux, fort peu, et adeptes d’une fumeuse théorie des droits de l’homme, un machin de gauchistes immoraux et vils, et qui ont la critique facile, ont tenté d’enrayer ce bel élan vers les hautes sphères de la vertu qu’entame enfin Haïti, cette grande, belle et fière nation. Nul doute après cela que ce beau pays d’Haïti, avec des législateurs d’une telle compétence, d’une telle valeur morale, d’une telle intelligence, va connaître un envol que le monde entier applaudira en reconnaissant la justesse de votre cause, l’honnêteté des moyens et l’efficacité des résultats. Merci à vous et gloire à Dieu.

  • Woiking Bruno

    Certes nous pouvons avoir chacun ses opinions personnelles sur ce sujet, désormais, de société, la question homosexuelle. A s’y opposer ou à l’admettre. Cependant, décider sous prétexte de vouloir moraliser la société, élaborer une législation pour pénaliser un groupe minoritaire déjà discriminé, marginalisé relève de la pure paranoïa. Pour flatter les bas instincts d’une population confrontée à toutes sortes de pénurie, on lui fait comprendre que les malheurs d’Haïti viennent du fait gay. Quoi de plus stupide comme explication venant d’un sénateur, médecin de surcroît. A ses yeux, ce n’est pas la dilapidation des caisses publiques, ce n’est pas le manque de vision des gouvernants mais ce sont ces malheureux qui sont responsables de notre situation lamentable.

    C’est pourquoi notre société sous couvert et le leadership d’une religiosité hypocrite commence par être imprégnée d’un climat de haine qui fait des ravages parmi ces personnes depuis la dernière manif organisée il y a deux ans par un secteur religieux extrémiste qui avait fait des morts. Il faut changer de mentalité par rapport à cette nouvelle thématique car le monde évolue. Si nous ne sommes pas tenus de faire comme les pays occidentaux, comme promouvoir le mariage des personnes du même sexe, il faut néanmoins arrêter de persécuter cette catégorie et lui favoriser un cadre où elle pourrait vivre en sécurité car la déclaration universelle des droits de l’homme dont notre pays est signataire fait obligation à l’état de protéger tous les êtres humains sans exception car ils sont tous égaux en droits. Sous quel prétexte pouvons nier le droit à la liberté individuelle, à la vie, à certains? À cause de leur style de vie. Non.

    C’est inconcevable.

    Il faut élever le débat, éliminer la démagogie et mettre la religion hors des questions relevant de la vie privée des gens, c’est ainsi que l’on pourra faire barrage aux discours extrémistes et haineux qui s’en foutent du droit a la vie d’autres citoyens.
    Je félicite l’auteur pour la qualité de l’article qui est d’une bonne facture intellectuelle mais aussi très profonde en matière d’humanisme. Ce texte pourrait être considéré a l’avenir comme l’une des voix devant alimenter ces débats de société..
    Si nous ne sommes pas obligés de soutenir des pratiques contraires à nos valeurs mais nous sommes par contre tenus de respecter les choix de vies des autres qui nous sont différents…