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Le Courage du Sénateur Antonio Cheramy

Depuis des lustres, l’honorable sénateur Antonio Cheramy, le natif de Cité Lescot, s’identifie à certains groupes sociaux étiquetés, stigmatisés, discriminés et marginalisés au sein de la société par certains groupes sociaux stigmatiseurs.

En dépit des stéréotypes culturels, de violence symbolique et d’exclusion socio-économique, sénateur Antonio Cheramy a eu le courage de se revendiquer des gens du quartier populaire. Sa musicalité, son style, ses prises de positions à travers ses musiques engagées s’allient à ceux et celles qu’on traite de déviant, d’anormal et de méprisable.

Dans les medias, dans les églises, dans les écoles, dans les institutions républicaines, dans les entreprises commerciales d’Haïti, Don K-to et ses bandes étiquetées sont traités souvent avec dédain. Ils  sont présumés à tort ou à raison toujours de criminels en puissance, et pris pour cible après toutes activités de déviance et de criminalité. Ainsi, leur stigmate justifie l’injustice sociale systématique inouïe qu’ils subissent de la part de l’Etat et des simples citoyens, laquelle acceptée par une opinion publique construite sur des stéréotypes.

Cet Antonio Cheramy qui a su franchir les barrières sociales, culturelles et économiques pour décrocher le titre de sénateur de la république de marque, fait voler en éclat l’étiquette sociale qui prédestine les gens des quartiers populaires à l’ignominie, á la subordination, à l’assujettissement abject et á la prison. A

vec beaucoup d’estime, contre toute perception sociale négative et de basse vibration de l’environnement sociale de l’honorable sénateur Cheramy, il a eu le courage de se distinguer par se actions et ses prises de positions constantes.

Le sénateur Antonio Cheramy, le natif de cité Lescot, a renversé certains mythes dans la société haïtienne après s’être battu contre la première version Tèt Kale en 2013, 2014,2015, pour le salaire minimum en 2017 et contre le budget qualifié de criminel en 2017 contre toute attente. Comme beaucoup refuse de croire que Jésus aurait pu venir de Nazareth, certains tardent à accepter aujourd’hui qu’un dread rasta venu du Cité Lescot pourrait faire de la corruption, de  l’injustice sociale, du  respect des lois (…) leur principale préoccupation. Tandis que le  chanteur reggae agit au milieu de certains  hommes vêtit de blanc de neige, soi-disant intellectuel, sur lesquels la société pariait pourtant qui se corroborent et pataugent dans la corruption, dans  l’injustice sociale et la gabegie administrative expresse.

Il y a si longtemps que bon nombre d’haïtien  présume la nature de l’homme selon sa chevelure, sa tenue vestimentaire, son milieu social, son rythme musical, sa situation spatiale, son statut social, sa couleur. De ce fait, les actions sordides entreprises par des intellectuelles inféodées, des voleurs à col blanc  sont de moins en moins reprouvés par rapport à toutes initiatives progressistes des hommes de conviction dread venant des quartiers populaires.  C’est une construction sociale derrière laquelle les grands corrupteurs et liquidateurs de la patrie commune s’opèrent et s’érigent en moralisateur en toute quiétude, tandis que les gens de conviction venant des quartiers populaires  sombrent et gémissent amèrement  sous une punition sociale  en raison de leur style et de leur  situation spatiale.

Les démonstrations du natif de cité Lescot éprouvent l’hypocrisie, l’injustice qui règne au sein de la société Haïtienne. Ces mythes, ces étiquetages gardent encore beaucoup de gens sérieux dans l’ombre, seulement par ce qu’ils s’identifient à un groupe social marginalisé ou viennent d’un quartier populaire. La perception sociale qui fixe le comportement des gens des quartiers populaires à tout ce qu’il y a de déloyal doit-être banni. A quand la destigmatisation des gens des quartiers Populaires ?

Wilson Archange Saint-brun

wilsonsaintbrun@gmail.com

Le 9/8/2017

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By | 2017-09-08T14:57:08+00:00 08/09/2017|POLITIQUE, SOCIETE|

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